Lundi 19 juillet 2010
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En bas, les albinos sont des renégats.
Les Satans règnent avec terreur. Le blanc est blasphème. Les lapins doivent se cacher. On ressent à peine les balbutiements d’une révolte vouée inévitablement à l’échec. Ils
seront anéantis.
Les 7 niveaux des enfers rivalisent de démence et s’allient pour parvenir à leurs fins. Les enfants rejetés de Dieu s’entre-tuent avec sa bénédiction. Le
rire pervers de Lucifel résonne dans les grottes morbides des niveaux souterrains et encourage ses disciples à faire perdurer la coutume sacrificielle. Aucun
procès n’aura lieu, aucun coupable ne sera désigné. Nul n’a tort, la raison s’est évanouie. Désertant les esprits sans conscience et laissant place à l’oubli.
L’unité de jadis s’est fractionnée en une kyrielle d’âmes solitaires et mal intentionnées.
Rien n’est plus vil que quelqu’un d’en bas pensez-vous.
Et pourtant, en haut, les ruisseaux s’évadent en cascades immenses et fougueuses que rien n’arrête. Leur fureur dévastatrice noie tout sur son passage. Les volontés des 4 anges
élémentaux se mêlent pour vaincre leurs ennemis et asseoir leur suprématie idéale. Les anges blancs sont rouges, couverts du sang écarlate de leurs victimes.
Les humains ridicules déploient des trésors d’imagination pour aller contre cette volonté qui les dépasse. Les rois, avec leurs fraises autour du cou, se
défendent et se donnent corps et âme à l’Eglise. Pensant rendre hommage à un dieu d’amour et de miséricorde qui est en fait l’origine de leurs malheurs.
L’ignorance est source d’oxymores, d’antithèses et d’anachronismes.
Les hommes, tels des abeilles, ignorent tout du chaos qui fait rage à l’extérieur de leur ruche ; seul refuge qu’ils croient connaître.
Vous l’avez vu, la décadence est omniprésente. Elle vous guette, happe votre conscience à la moindre défaillance. Personne n’est à l’abri.
Du 7e niveau des Enfers au 7e Ciel, rien ne vous protège.
Vous êtes vulnérables de bas en haut.
Texte retrouvé au fond d'un tiroir lors du grand rangement décénal !
C'était ma grande période Angel Sanctuary à ce moment (probablement fin de lycée) d'où le thème un tant soit peu religieux et l'illustration par Setsuna aka
Alexiel du manga sus-nommé.
Par DFA
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Jeudi 13 novembre 2008
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22:17
Il pleure dans mon coeur
Comme il pleut sur la ville ;
Quelle est cette langueur
Qui pénètre mon coeur ?
Ô bruit doux de la pluie
Par terre et sur les toits !
Pour un coeur qui s'ennuie,
Ô le chant de la pluie !
Il pleure sans raison
Dans ce coeur qui s'écoeure.
Quoi ! nulle trahison ?...
Ce deuil est sans raison.
C'est bien la pire peine
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine
Mon coeur a tant de peine !
Poème publié dans Romances Sans Paroles.
Par DFA
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Jeudi 13 novembre 2008
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22:00
Ils sont appuyés contre le
ciel
Ils sont trente appuyés contre le ciel
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont plein d'étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d'amour
Ils n'ont pas de recommandations à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L'un d'eux pense à un petit village
Où il allait à l'école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au-delà de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y'a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là où ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n'entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu'ils ne sont plus des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit
Ce poème a été publié dans le recueil Pleine Poitrine en 1945.
Il l'a dédié à Guy Môquet et à tous les fusillés de Châteaubriant et d'ailleurs...
Par DFA
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Jeudi 13 novembre 2008
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21:50
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Poème publié dans le recueil Alccols par Apollinaire.
La photo a été prise par moi à Lyon il y a quelques semaines. ^^
Par DFA
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Jeudi 13 novembre 2008
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21:30
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.
Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.
Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.
Ce poème a été écrit pour la mort de Léopoldine, la fille de Victor Hugo.
Il est issu du recueil Les Contemplations.
Par DFA
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